Encylopédia, BD²S²M vulgaris.

«Post hoc ergo propter hoc » : nous ne devons pas avoir la mémoire si courte.

OUI cet univers libertin fait du mal au monde du BDSM car il le met sur le devant de la scène et le fait apparaître par « le petit trou de la lorgnette ». Avec une vision restrictive, même en HD sur un monde qui s’étend AU DELA du cadre de l’écran télé Haute Définition !

Alors c’est au monde du BDSM d’ouvrir PLUS son esprit que ses portes, de prendre ce temps de rétablir LA vérité : la liberté, le respect qui nous sont chers. Les bases fondamentales qui sont oubliées pour ne parler QUE de sexe et UNIQUEMENT de sexe.

Puisque il s’agit de cela « in fine » ; le monde BDSM est vu comme une « grosse pratique sexuelle », bien perverse si possible, dépravée et décadente chaque fois que nécessaire.  (Je ne me trompe pas de beaucoup).

« Cum hoc ergo propter hoc » : il incombe au monde du BDSM de réintroduire l’être humain à la base de la relation. De ne pas se cantonner aux parties génitales ni de faire de ses endomorphine le but ultime de la relation. De refuser de limiter le lien social établi à la zone du plaisir et aux analgésiques.

Un être humain c’est un corps en entier que ce soit ses pieds à chatouiller, son esprit à émoustiller, ses côtes à caresser, son égo à flatter, sa croupe effleuré ou son imagination à frôler…

Le monde BDSM n’est pas assez hypocrite pour renier le plaisir sexuel et aimer cela, mais plus que tout il est assez lucide pour se rappeler que l’acte dure quelques minutes et qu’une journée dure 24h.

Que l’acte sexuel n’est ni un but ni un aboutissement, qu’il est un des plaisirs éprouvé, que la préparation de la séance (appelons un chat un chat) est aussi délectable que l’arrivée à la séance, que son commencement ! Personne ne prétendra que l’acte sexuel est la partie la plus désagréable !

Mais la fin de la séance, de « redescendre », de se laisser aller, d’être ainsi en paix, puis de « ranger » en ayant cet œil pétillant coquin, complice plein de souvenirs. Que chaque objet nous remémore les instants qui ont précédés ce moment de félicité. De retrouver ensuite « au quotidien », dans sa chair, dans son cœur, dans son sac, à son poignet un objet, une « marque » de cette attention.

Que d’un moment de « faiblesse » de tristesse, le simple regard à cet endroit rappelle l’être cher, l’être chair et fasse remonter alors l’envie de la vie. Le plaisir simple du souvenir ; de ces souvenirs délicieux, et ce sourire au coin des lèvres que les autres perçoivent mais ne comprennent pas.

Au contraire le monde libertin est un fabuleux cadeau qui est fait au monde du BDSM, si ce dernier saisi l’opportunité en prenant lui-même la parole, de ne pas laisser « les autres » raconter ce qu’ils ont vu et n’ont pas compris !

Le monde BDSM a une chance magnifique de profiter et de surfer sur cette vague !

D’utiliser ce monde pour « bien » expliquer, de prendre le temps de rétablir la vision triviale qui est faite des univers BDSM. D’oser sortir du bois, de ne pas avoir peur de parler de s’exprimer sans en faire une antinomie avec le plaisir ostentatoire.

Il ne faut surtout pas faire fausse route de d’imaginer « combattre » un ennemi qui n’est qu’imaginaire. Il ne s’agit pas d’un « combat ». RE NON !! Il ne s’agit pas de « défendre »  mais de bien rappeler cet endroit était « propre »  entrant et le restera. Il faut refuser courtoisement mais fermement que notre réalité soit saccagée par une image déformée par des ragots rapportés colportés amplifiés !

 

Mais comme je ne suis pas consensuel, je ne le serais pas avec moi-même et je ne veux pas considérer que cette vision, « ma » vision, soit une vérité absolue et je veux croire qu’il est aussi possible de trouver d’autres choix que je ne vois pas, que je ne connais pas, ou qui ne m’intéressent pas.

Je me dresserai cependant contre tous les intégristes, qu’ils viennent

•             du libertinage en voulant imposer leur vision sexuée de la relation

mais aussi

•             du BDSM qui voudra imposer sa vérité comme absolue dans le plaisir en rapport à autrui.

Tous ces terroristes de l’intelligence qui la détiennent en otage, je les combattrai avec la même détermination et j’invite les 96% de la population à en faire autant, de ne plus accepter que cette masse critique de 4% impose sa « vérité », nous devons écraser dans l’œuf leur volonté.

Ils sont facile à reconnaître ; le dialogue est fermé avec eux et voudront à tout prix démontrer qu’ils sont supérieurs.

Ils sauront utiliser une infime partie de vérité pour en faire un immense mensonge, en déformant et tordant de manière si évidente les propos comme d’un tour de passe-passe, agitant la main droite de l’argument pour faire passer par la main gauche le mensonge.

Remettant dans un ordre inverse, hors à propos des arguments, utilisant des brides de citations pour étayer leur manque d’argumentation. Et d’euphémisme en litote, ils usent de prétérition sans courage ni vergogne de leurs positions explicites.

Voilà donc cette conclusion : la sincérité et le respect seront les gages les plus évidents de la liberté.

Accepter que l’autre est différent est déjà un grand pas dans la compréhension de soit même.

« On estime celui qui garde une âme égale envers les amis et les bienveillants, les ennemis, les indifférents, et les étrangers, les haineux et les proches, envers les bons aussi et envers les pécheurs.»

Sincèrement,

Dieu

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Texte initial 2004,première publication 2010.
Révision 2014.

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