Etre ou jouer à en être telle est la question.

Considérons cette métaphore, à aucun moment “nous” (Français) nous ne nous justifions auprès de ce touriste asiatique d’être “Français”.

– Premièrement comme écrit plus haut, c’est, je pense, une forme d’insulte.

A son intelligence, il le voit bien que nous n’avons pas les yeux bridés, que nous sommes plus grands, plus poilus, bref différents.
Dire à une personne “tu as vu nous sommes différent”, je considère cela comme la pire des insultes infantilisante : “MAIS OUI CONNARD J’AI DES YEUX, moi aussi, ET MEME UN CERVEAU, crétin !!”
Et en plus la plus part du temps cette différence entre nous, est utilisée comme si nos deux espèces ethniques étaient des “races” distinctes : “mais non espèce de débile, on peut avoir des bébés ensemble !!”
Nous sommes différents et j’aime ça, entre l’asiatique vanille et moi Gaulois BD²S²M.

 

– Secondement cette auto proclamation souligne la simple évidence des faits. C’est un touriste qui vient à Paris, en France, à quoi s’attendait il ? Rencontrer des Wookiees de Tatooine ?
Ce manque de respect en “s’auto qualifiant” (par surnomage : périssologie pour être exact) démontre le désintérêt que nous portons sur l’autre. Ce qui est honteusement faux, je pense que nous sommes tous sincèrement “cordiaux” et respectueux.
Si nous nous surnommons, nous faisons ici l’acte de ne pas “nommer” l’autre ni de le désigner comment étant “autre” ou différent.
Cela signifie qu’on a rien à faire de qui il est. Alors qu’il suffirait de lui demander poliment et il nous répondrait qu’il est un touriste, qu’il vient de Chine de la ville de Shenzhen de la province de Guangdong.
Nous montrons de l’intérêt envers “l’autre” et nous désirons savoir qui il est afin de mieux lui expliquer qui nous sommes et “où” il se trouve.
Charge à nous de lui faire visiter et de lui apprendre nos us. Il ne faut pas oublier que c’est “l’autre” qui est différent de nous, car c’est lui qui n’est pas dans son univers.
On peut le qualifier “d’intrus” mais c’est carrément méchant et péjoratif. Il n’en reste que malgré tout “il n’est pas à sa place” et c’est à nous qu’il appartient de lui faire une place.
De lui proposer une chaise à table pour manger, lui expliquer que nous avons des fourchettes, nous mangeons du fromage fermenté etc.
Cet “intrus” n’est en aucun cas un “envahisseur” et il serait malhonnête de le considérer comme un ennemi. C’est le raccourcis qui est largement commis par les faibles qui ont peur.

  • supernova

    Comme novice , je ne peux émettre aucune critique .
    Librement , j’ai fait don de mon corps et de mon âme à mon Maître qui est très expérimenté . Il est doux , ferme et exigeant . La discipline m’aide à avancer . Très motivée , j’ai pu lâcher prise assez rapidement grâce à l’encadrement de mon éducateur et à sa persuasion .
    J’espère que bientôt il me passera le collier que scellera mon statut .
    Ce mode de vie , je l’ai choisi , il ne gêne personne . C’est mon jardin secret .

  • Shane

    Ha…l’éternel débat et/ou question. Être ou ne pas être… lol

    Je pense que la réflexion a été correctement développée, alors à part fournir mon avis en ce sens…allez, why not…

    Je vais prendre des raccourcis : Il n’existe véritablement pas la notion de “vrai” ou “faux” dans la soumission ou la domination. Un soumis est soumis, ou dominant est dominateur. Après, il y a le reste :

    – Les déchets. Ceux qui se servent du BDSM pour assouvir leurs petits plans cul.

    – Ceux qui sont uniquement “virtuel” et qui se jettent dans la fosse.

    – Ceux qui, assez malins, s’affublent lamentablement Maître/Maîtresse (et j’en ai encore fait récemment l’expérience lol) ou soumis(e) sermonnant gentiment en donnant des leçons aux pratiquants réels.

    Bref, pour citer ma Maîtresse avec qui je vis : Le monde BDSM, soit tu le respectes, soit tu n’en fais pas parti et tu le quitte !

    Shane.